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Blog généraliste sur la Natation et tout ce qui y touche.

Thursday, April 06, 2006

Tonicité

La tonicité est un élément majeur dans toute technique de nage. Ou plutôt, le bon placement et la bonne variation de cette tonicité.

Comme dans tout mouvement cyclique, il faut un temps "fort" qui représente un travail du muscle, et un temps "passif" ou au contraire il y a repos et décontraction musculaire. Les cyclistes par exemple travaillent beaucoup de phénomène: à un istant précis, seule une jambe "travaille" activement alors que l'autre se relâche.

Et bien c'est pareil pour les mouvements de bras des nages assymétriques (comprenez le dos et le crawl). Phase aquatique majoritairement propulsive, phase aérienne passive. Pensez-y lorsque vous nagez ! (Plus de détails nage par nage dans de prochains articles...).

Thursday, December 15, 2005

Tour de stade aquatique le plus rapide du monde

Laure Manaudou a montré une nouvelle fois que son talent était sans limite avec la couronne et le record du monde du 400 m libre, lors de la troisième journée des Championnats d'Europe de natation à Trieste (nord-est).

Ce que Laure veut, Manaudou le réussit. Rien ne peut contrarier la Championne olympique et du monde du 400 m libre (grand bassin). Au lendemain d'une journée déjà exceptionnelle avec deux trophées (800 m et 100 m dos) et un record du monde (800 m), la Melunoise est allée encore plus loin.

Vendredi, elle avait bataillé contre l'adversité. Pour ce 400 m, c'est seule qu'elle a cherché ce qu'elle était venue prendre: titre et chrono mondial. Comme si rien ne pouvait l'arrêter. Le record du monde en grand bassin de l'Américaine Janet Evans l'attend maintenant. Il date de 1988 et a assez vécu! Le plus étonnant avec Manaudou, c'est qu'elle se surprend elle-même. "Je m'attendais à nager en 3 min 58 sec, Philippe (Lucas, son entraîneur) m'avait dit que je pouvais faire 3 min 57. Mais quand j'ai vu 3:56.79, je n'y ai pas cru", a-t-elle raconté.



Pour réussir une telle performance, elle n'a pas été poussée par ses adversaires. Mais plutôt portée par le public qui sentait l'exploit au fil des longueurs presque solitaire. "J'entendais les gens. Je les remercie. Je pensais alors faire un bon temps, mais le résultat est une surprise", a-t-elle avoué.

Même si la Villeurbannaise s'est dit "super contente", elle ne l'a pas vraiment montré. "Je suis toujours stressée de ne pas être première, de ne pas gagner. En finale, je ne dois pas me faire battre", a-t-elle expliqué, comme pour s'excuser de son manque d'enthousiasme. Sur le podium, Manaudou a juste esquissé un sourire et un petit geste vers le clan français époustouflé par la réussite de la petite merveille. Elle a laissé presque sans voix le Directeur technique national, Claude Fauquet, qui ne trouvait plus de superlatifs pour qualifier la nageuse. "Elle a explosé les records du monde. On était envieux à une époque quand on regardait les Américains ou les Australiens. Maintenant nous avons Manaudou et chaque jour qui passe on peut se féliciter de l'accompagner dans sa réussite", a souligné Fauquet.



Même Lucas, sans le reconnaître vraiment, a été bluffé par sa nageuse. Déjà après son doublé de la veille, il avait salué le travail, rappelant que le "talent ne suffit pas". Mais là, il a été vraiment abasourdi par cette athlète de seulement 19 ans.

Thursday, December 08, 2005

Glisser sous les vagues

Glisser à la surface de l'eau est un plaisir rare; la sensation de glisse de tout le corps dans le milieu liquide est aussi indescriptible qu'enivrante.

Bien allongé, un battement de jambe discret, une bonne allonge des bras, la tête droite et le regard juste sous la surface...

On file dans un silence terrestre total, mais entouré des divers bruits d'eau et bruits de soi-même : on entend et donc on contrôle d'autant mieux sa respiration.

Bon d'accord, c'est pas moi sur la photo, c'est VDH en personne (pour les non-initiés, c'est Pieter, un hollandais, l'un des meilleurs nageurs du monde) qui se fait une petite longueur tranquille entre deux exercices à l'entraînement.



Pour les perfectionnistes d'ailleurs, tout est source d'apprentissage sur la position de son corps, de ses bras et de ses mains, l'allonge, le port de tête, tout quoi...

Comme disait un très vieux et très sage maître asiatique : "c'est en regardant les meilleurs frôler la perfection d'un art que l'on a envie d'avancer sur ce même chemin; peu importe la distance à parcourir".

On appelle cela la glisse mentale, ou la motivation si vous préférez...

Friday, October 07, 2005

Nager en musique !

Z'avez jamais eu envie de nager en zique ? Pas l'ambiance inaudible des pseudo-haut parleurs "atmosphériques" de 20 watts théoriques nasillards et soporifiques accrochés aux poutrelles à 10 mètres de hauteur, non.

Parle t'on alors de zique diffusée dans l'eau, celle qui se propage réellement au travers du liquide, à partir d'enceintes spéciales piscines ? Non plus.

Voici la troisième voie : le lecteur MP3 (soyons modernes) spécial nageur, avec casque super-étudié. Votre performance dépendra t’elle de vos choix musicaux ?

Vous remarquerez (cliquer sur l'image pour l'agrandir) que la partie qui fait office d'écouteur n'est pas positionnée sur l'oreille (observateur, hein ?), mais sur l'os de la mâchoire supérieure.

C'est en effet un système de transmission du son au travers de vos os qui est utilisé. N'ayez pas peur, c'est un système bien maîtrisé maintenant, et qui ne fait pas mal (mais non, votre cerveau ne va pas se décoller de la boite crânienne si vous mettez trop fort !).

Bref, à tester : ça doit être assez agréable de crawler sur ses tubes préférés (éviter le hard-rock en pap quand-même, faut pas pousser !)

Mais dans tous les cas, n'en oubliez pas votre technique et votre glisse...

Le plus petit nageur du monde

Des chercheurs français, sur le modèle du mode de locomotion du spermatozoïde, ont fabriqué pour la première fois un "micro-nageur" artificiel.

La tête de ce "micro-nageur" est un globule rouge et la queue un filament magnétique flexible. Placée dans un champ magnétique oscillant, la queue ondule en suivant la direction du champ, propulsant le "micro-nageur".

Cette micro-machine, mise au point par des chercheurs de l'ESPCI (Ecole supérieure de physique et chimie industrielle de Paris) sous la direction de Rémi Dreyfus, "est la première version jamais obtenue à ce jour d'un système microscopique autopropulsé", souligne un communiqué du CNRS/ESPCI.

Des bactéries aux spermatozoïdes, les "micro-nageurs" naturels utilisent des moteurs moléculaires pour faire tourner ou onduler un filament. A l'échelle de quelques microns, la nage n'est efficace que si les deux demi-périodes du mouvement du nageur ne sont pas superposables, autrement dit, si "l'aller" et le "retour" ne suivent pas le même chemin.

"Cette propriété, établie par les physiciens dans les années 1950, constitue la principale différence avec le monde macroscopique, différence due à l'importance que prend la viscosité aux petites échelles. "Les micro-nageurs naturels respectent ce principe", rappelle le communiqué.

Les chercheurs ont créé un nageur spermatomorphe, dont la queue est un filament magnétique fabriqué à partir de particules paramagnétiques (qui s'aimantent lorsqu'on les place dans un champ magnétique), reliées en chapelet par des brins d'ADN.

En réglant le nombre et la longueur des brins, ils peuvent reproduire la flexibilité de filaments naturels. En utilisant un champ magnétique alternatif, les chercheurs ont imité la nage du spermatozoïde. A mesure que le champ change de direction, le filament pivote pour le suivre. Il se déforme, ce qui crée une onde qui se propage le long du filament et fait avancer le "micro-nageur".

Cette découverte ouvre "des perspectives nouvelles pour comprendre les subtilités de la nage à l'échelle microscopique", selon le communiqué. Ce "micro-nageur" pourrait aussi trouver des applications pour positionner des micro-objets -dans ce cas des globules rouges- en un endroit précis ou pour déplacer d'infimes quantités de fluide (info Yahoo).

Ras-le-bol des pollueurs des mers

Et encore un pris en plein flagrant-délit (pour combien d'autres qui passent au travers ?) : Un porte-conteneurs battant pavillon des Bahamas a été surpris au large de la Bretagne avec dans son sillage une nappe d’hydrocarbure longue de 61 kilomètres sur cent mètres !

MC Shippin, le propriétaire du bateau-pollueur, et le commandant (un Ukrainien) ont nié toute faute intentionnelle : "la pollution pouvait provenir d’un problème au niveau du moteur". Une défense classique brandie par les bateaux pollueurs.

Long de 239 mètres et vieux de plus de 30 ans, le porte-conteneur venait d'Anvers et se rendait en Italie. Il a été dérouté sous escorte en direction de Brest. Il avait été surpris par un avion des douanes à 160 km à l’ouest de l’île de Sein (Finistère).

Selon Vigipol, syndicat mixte de protection du littoral breton, «il est probable que le Maersk Barcelona se soit débarrassé de la totalité de ses déchets» . Les hydrocarbures rejetés proviennent pour l’essentiel de résidus de lavage de la salle des machines ou de déchets issus de la combustion du carburant. «Tout cela devrait normalement être stocké voire traité sur le navire», selon Vigipol.

Bref, si on contrôle de plus en plus ce qui sort des pots d'échappement de nos voitures, en nous culpabilisant un maximum, on ferait mieux d'aller voir de plus près ce qui se passe chez les bateaux ! Beaucoup n'ont malheureusement pas encore compris que la mer n'est pas une poubelle !

Solène brille enfin comme Laure

Et une championne du monde de plus ! Comme elle l'avait annoncé après sa médaille olympique de bronze à Athènes, Solenne Figuès est devenue championne du monde du 200m nage libre. A force de travail et de détermination, la Toulousaine de 26 ans a enfin réalisé son rêve après douze ans de natation de haut niveau.

"Je songe à ce titre mondial depuis ma cinquième place aux championnats du monde en 2003. J'en parle haut et fort depuis ma médaille olympique de bronze parce que, si je ne m'étais pas, ainsi, mise le dos au mur en l'annonçant, je n'aurais certainement pas pu abattre les séances énormes programmées pour espérer accéder à ce titre".

Meilleur temps des demi-finales, la veille au soir, Solenne Figuès a bâti son succès, le premier au niveau international de sa longue carrière, avec intelligence et maîtrise. Un modèle de course tactique, un exemple à montrer dans les écoles de natation.

Dans la première longueur, la Toulousaine a laissé l’italienne Federica Pellegrini prendre le rythme à son compte. Seulement quatrième, elle a attendu son heure, sans paniquer. A l’ultime virage, avec encore 50 m à parcourir, elle touchait en 3ème position, derrière l’italienne et la Suédoise Josefin Lillhage.

«Après 125 m de course, j’avais déjà mal aux jambes, mais je savais que je pourrais tout donner sur la fin. J’avais confiance dans mon finish», a-t-elle expliqué à sa sortie de l’eau.

Sa quatrième et dernière longueur a été, en effet, un modèle du genre. Passée en tête à une vingtaine de mètres de l’arrivée, Solenne Figuès a résisté à l’ultime effort de Federica Pellegrini. Pour toucher en tête, dans le temps de 1.58:60, devançant l’italienne, deuxième (1.58:73), et la Suédoise Lillhage, classée 3ème ex aequo avec la Chinoise Yu Yang (1.59:08).

«En touchant, je ne savais pas que j’avais gagné, je ne lai vu qu’en me retournant pour regarder le tableau électronique, a-t-elle raconté. Je me suis alors dit, c’est magique, j’ai réussi mon pari, je suis première, enfin».

Dans l'ombre de la vague médiatique qui s'est abattue sur Laure Manaudou la triple médaillée olympique, Solenne Figuès, qui a terminé ses études de kinésithérapeute et travaille à mi-temps dans un hôpital de Toulouse, continue à être présente à chaque grand rendez-vous du sport français, à se démener "pour être mieux connue".

Elle est devenue la troisième française championne du monde après Roxana Maracineanu sur 200 m dos en 1998 et Laure Manaudou sur 400 m nage libre tout récemment. Bravo les filles !

Laure d'Europe, Olympique et du Monde

Laure Manaudou est devenue championne du monde du 400m nage libre, au terme d'une course à suspense pleine de culot et de talent. Malgré des qualifications laborieuses et un couloir N° 8 qui n'est pas des plus confortables, elle a été parfaitement re-motivée par son entraîneur et son petit ami, et a "cartonné", en s'approchant même des bases du record du monde sur les 300 premiers mètres. La fin fût plus "à l'arrachée", fatigue psychologique et physique aidant.

En l'espace de quatorze mois, Laure a réussi un triplé extraordinaire en décrochant le titre de championne d'Europe en mai 2004, de championne olympique en août 2004 et de championne du monde en juillet 2005 sur 400 m nage libre.

Après Roxana Maracineanu sur 200 m dos en 1998, la jeune Melunaise de 18 ans est la deuxième Française championne du monde comme elle avait été la deuxième Française championne olympique après Jean Boiteux en 1956.

Alors avant un repos bien mérité et une réflexion sur sa saison prochaine, bravo Miss Laure !

Gloire synchronisée éphémère : Virginie l'a fait

Il est des sportifs Français un lot commun typiquement hexagonal qui veut qu'on les reconnaissent une fois qu'ils sont au sommet de leur art (s'ils y arrivent), au lieu de les aider à y arriver. Et encore, suivant le sport qui a été choisi, les médias mettront plus ou moins d'entrain à relater leurs exploits.

Pour ce qui est de la Natation synchronisée par exemple, comme c'est assez éloigné du sempiternel trio foot-rugby-vélo, il fallait bien au moins un titre de championne du monde pour faire un peu parler de Virginie Dedieu. Et elle a pourtant fait très fort, après plus de 9 ans d'exploits en équipe de France : elle a été sacrée pour la seconde fois championne du monde de Natation Synchronisée en solo lors des derniers championnats du monde à Montréal.

Une présentation parfaite, costaud techniquement et très esthétique. La russe est seconde. Bravo Virginie, qui a décidé d'arrêter sa carrière de sportive de haut niveau, va se concentrer sur sa cinquième et dernière année d'architecture d'intérieur à la célèbre "Ecole Bleue" de Paris pour devenir designer.

Après quatre participations aux championnats du monde, la vice-championne du monde en solo de 1998 et de 2001 accuse physiquement un peu le coup du haut niveau: "J'arrête parce que, avant tout, je suis fatiguée. La synchro demande un investissement colossal dont les gens n'ont pas idée".

Mais ses conseils profiterons peut-être à d'autres : "Je suis aussi prête à faire partager mon expérience sur la synchro que ce soit en France ou ailleurs. Je ne veux pas garder pour moi tout ce que j'ai appris pendant vingt ans" souligne t'elle.